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Le 21 août 1969, Le Catalina Kenting F-ZBBC Pélican rouge (2) décolle de Nîmes Garons vers Marignane, après avoir fait un feu puis les pleins d’essence sur la base
aéronavale. L’équipage en profite pour écoper sur le Rhône afin d’être prêt à intervenir en cas de nouveau départ de feu sur le trajet. Pendant l’écopage, la roue du demi train principal droit quitte intempestivement son
logement et génère dans l’eau, une traînée qui fait faire un demi tour à l’avion, ainsi qu’une abbattée de l’aile droite dont l’extrémité s’immerge sur 3 mètres de long. Le copilote
actionne aussitôt la sortie des ballonnets, ce qui a pour effet de redresser l’avion et de recouvrer une flottabilité normale. Le Catalina est jaugé sur le Rhône, et pendant que le pilote le maintient aux moteurs au gré des courants, le copil procède aux vérifications d’usage, effectue une manoeuvre de train vers “sortie” puis “rentrée”. Tout paraît normal. L’équipage “redéjauge” l’avion du cours d’eau et met le cap vers Marignane.
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Parvenu dans le circuit de piste, l’équipage sort le train en vue de l’atterrissage, mais la roulette de nez refuse de sortir. Une manoeuvre de sortie de train en secours
est effectuée mais sans résultat. Sur la,piste en herbe, le pilote tente un toucher “très dur”
des trains principaux pour débloquer le train avant, mais rien n’y fait. Devant cette situation, il remet les gaz, redécolle sur deux roues et se représente pour un atterrissage final. Après le toucher du train principal, l’avion est maintenu le nez haut jusqu’à perte complète de vitesse. L’étrave touche le sol, glisse sur l’herbe, l’avion s’arrête, les dégâts sont minimes, le tout arrosé copieusement de mousse carbonique par les marins pompiers du BMPM.
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Fin 1968, il reprend le chemin du Canada sous indicatif CF-NJB et sous n° de coque “10”, où la Kenting le loue à la province du Saskatchewan qui finit par l’acquérir en
1980 et lui attribue le n° de coque 9. Parfaitement entretenu, il attire l’attention de Hicks and Lawrence qui l’achètent et il vole à Saint Thomas dans l’Ontario, en noria avec le C-FNJF ex Pélican bleu. En 1997, il est
acquis par un consortium malais qui l’exploite comme transport touristique au Zimbabwe.
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Il revient ensuite à Nanaimo sur l’île de Vancouver où Ray
William de Catalina Air Services fait démonter l’installation bombardier d’eau et prévoit de monter un escalier arrière escamotable et des blisters. Ces travaux étant très onéreux, il subit le même sort que le C-FNJF, le projet est abandonné et en 1999 l’appareil se retrouve sur le tarmac d’un aéroport de Colombie Britannique. Pendant toute sa carrière, il aura conservé ses hublots hémisphériques.
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