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La Genèse |
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Le territoire canadien a une superficie de 9 203 210 km², (16 fois celle de la France), dont 775 180 km² de lacs d’eau douce. La surveillance des forêts par voie aérienne s'est développée au Canada dans la province de l'Ontario qui créa son service aérien en 1924, grâce à certains syndicats d'exploitants du bois pour la pâte à papier et à la Compagnie franco-canadienne qui obtint une première concession de service public en 1926 au Québec.
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Nombreuses et infructueuses furent les premières tentatives de lutte contre les feux de forêts incluant l’emploi d’aéronefs, avant que ne soient mises en place une combinaison de moyens technologiques, et une stratégie. |
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Le premier évènement se produisit en 1930, dans l’état de Washington avec un baril en bois contenant normalement de la bière, mais rempli d’eau pour la circonstance, et larguée par un FORD Trimotor. L’idée était prometteuse mais la quantité de liquide embarqué était trop faible pour obtenir un quelconque résultat. Cette expérience n’eut pas de suite les années suivantes, car les Etats-Unis avaient d’autres préoccupations à l’approche du deuxième conflit mondial. |
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Les hostilités terminées, des essais furent menés à partir d’un bombardier lourd Boeing B 29 Superfortress et d’un chasseur P 47 Thunderbolt de Republic, larguant des “water tanks” d’une contenance de 165 US gallons, (625 litres). Une étoupille permettait de provoquer l’explosion du conteneur à une hauteur de 50 pieds (15 mètres), et d’éparpiller l’eau sur une certaine surface. |
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Les largages du P47 étaient plus efficaces, même en n’emportant que deux conteneurs à chaque vol. Les water tanks une fois largués, n’étaient pas stables et avaient tendance à faire des culbutes dans leur chute, mais du fait de la faible hauteur de l’avion, la précision augmentait de façon satisfaisante. Puisés dans les surplus de guerre, trente B 29 et soixante quinze P 47 furent mis à disposition pour être employés opérationnellement. Hélas, les capitaux ne suivirent pas pour entretenir cette flotte, et le projet fut abandonné. |
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Plus tard, en 1953, un concours de circonstances attira l’attention des ingénieurs de la Douglas Aircraft Corporation à Long Beach en Californie. Au cours de tests en vol du concept du futur avion de ligne quadrimoteur DC 7, ils constatèrent que la charge d’eau embarquée comme masse équivalente à celle des passagers, et larguée avant l’atterrissage, formait au sol un diagramme de répartition qui après mesures et relevés, laissait entrevoir l’emploi d’un moyen aérien pour d’autres utilisations. |
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Parallèlement des essais furent menés au Canada voisin, et consistèrent en des largages de sacs de papier contenant 16 litres d’eau, à travers une trappe aménagée dans le plancher du fuselage d’un Beaver de l’Ontario Provincial Air Service. Le largage manuel était lent et imprécis. Un système d’entraînement des charges fut conçu mais se révéla trop encombrant. Ces expériences montrèrent que de l’eau larguée depuis un avion à faible hauteur et tombant sous le seul effet de masse, pouvait rejoindre le sol et en mouiller une certaine surface, ce qui peut paraître évident en soi, mais ne l’était pas pour les autorités forestières, lesquelles soutenaient au vu d’interprétations erronées, que de l’eau, si elle n’était pas contenue dans des récipients jusqu’à son contact au sol, ne pouvait qu’être pulvérisée par l’action du vent relatif, et donc n’aurait aucune action sur le feu. |
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Afin d’obtenir un largage efficace, maints progrès restaient à accomplir. Par contre, le Canada étant une contrée parsemée de nombreux et immenses plans d’eau, la technique évolua plus rapidement pour le remplissage des avions, et l’hydravion écopeur commença à démontrer sa supériorité en réduisant considérablement la durée du plein en eau. |
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