LE LARGAGE

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Arrivé sur la zone, le pilote effectue un tour de reconnaissance, afin de repérer d'éventuels obstacles (lignes haute tension, pylônes etc.) et de se ménager une trajectoire de sortie en cas de panne moteur. Aucun largage n’est effectué sans contact radio préalable avec le C.O.S. L'avion descend vers la ligne de feu jusqu'à la hauteur de largage (entre 30 et 50 mètres) en privilégiant, si possible, un largage face au vent ce qui favorise son efficacité.                                                 

Le largage dure une seconde et deux dixièmes et à ce moment précis le CANADAIR se déleste d'une charge égale au quart de sa masse, ce qui entraîne une tendance à cabrer mise à profit pour regagner de la hauteur, ou en contrant le mouvement pour reprendre de la vitesse. L'avion rejoint alors son altitude de transit et retourne faire le plein d'eau à une vitesse de 170 kts.

L'ATTAQUE INDIRECTE:Il est assez rare de pouvoir lutter directement contre la pointe du feu (vitesse de progression  pouvant atteindre 2 à 3 km/h et visibilité nulle causée par la fumée).Il est possible, par contre, de contenir les limites latérales par une mise en place de barrières chimiques d'arrêt. Ce produit ignifugeant (à base de phosphate d'ammonium) est largué en aval du front de flammes. La distance qui sépare cette barrière, du feu, (environ 30 à 50 mètres) dépend de la nature du terrain. L'efficacité de ce "butoir" est excellente lorsque la topographie du terrain permet une continuité de largage de plusieurs appareils.

L’ATTAQUE DIRECTE: C'est l'attaque du feu, en utilisant l'effet extincteur engendré par un largage d'eau additionné de produit moussant, largage instantané à faible hauteur (30 mètres) et à faible vitesse (de 95 à 105 kts suivant le type d'avion). 1/3 du largage est effectué sur le front de flammes pour extinction et 2/3 sur la partie non encore brûlée, pour protection. On utilise également l'effet mécanique de la masse liquide arrivant au sol avec une pression de 350 kg/ m².                    

LARGAGE DE SECURITE :C’est un largage prioritaire, effectué pour protéger un groupe d’attaque au sol, en difficulté, risquant un encerclement par les flammes, de façon à permettre son dégagement et son repli vers une zone moins hostile.

TECHNIQUE DU « CHIEN DE GARDE » : Elle consiste à maintenir en orbite un seul appareil sur feu maîtrisé, afin d’assurer le traitement  de reprises ou de sautes de feu.

On dit qu’un feu est circonscrit lorsque son développement est stoppé.

On dit qu’un feu est maîtrisé lorsqu’il n’y a plus de flammes.

On dit qu’un feu est éteint lorsque les risques de reprises sont écartés.

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