HISTORIQUE   FIRECAT

Décollés d’Abbotsford en Colombie Britannique le 19 mai 1982, les 2 premiers Tracker traversent le Canada et accomplissent le périple en neuf escales.

Les Tracker d’origine De Havilland proviennent des stocks de la RCN (Royal Canadian Navy) et les Grumman, de l’US Navy. Tous ont été reconvertis en bombardiers d’eau par la CONAIR. La quasi totalité des appareils débarqueront sur le territoire national sous registre militaire français F-W - - - et plusieurs, au fil des livraisons, transiteront sous le même indicatif.

Survol du Groenland.

Le 24 mai 1982, ils  survolent la Provence et se posent à Marignane.

Le Tracker T 1 est un C S2F-2 d’origine DE HAVILLAND of CANADA, sorti de chaîne en mars 1958 sous le s/n DH 57, et destiné à la RCN (Royal Canadian Navy). D’abord immatriculé F-WZLR, il lui est attribué ensuite l’indicatif F-ZBAZ .

Le Tracker 2 est un C S2F-1 également construit par DE HAVILLAND of CANADA en janvier 1958 sous s/n DH 32 pour le compte de la RCN. Il lui est attribué l’indicatif F-WZLQ, puis F-ZBAU.

Le 16 juin 1982, le Tracker T 2 est au décollage. Juste après avoir quitté le sol, il est victime d’un changement de portance puis d’un enfoncement et se crashe train rentré sur la piste. Il sera réparé. En 2006, il est toujours en ligne.

Le 16 juillet 1982, le De Havilland  29, Tracker 3 F-WZLP, se pose à Marignane. F-ZBAT sera son nouvel indicatif.

Le 13 juin 1983, les Grumman Tracker 4   F-WDSX  puis    F-ZBEG, et Tracker 5   F-WDSY puis F-ZBEH sont livrés.

Le 12 juillet 1983, livraison du Grumman Tracker 6   F-WDSZ puis F-ZBEI.

Le 9 juillet 1984, les Grumman Tracker 7  F-WDQD puis       F-ZBEY, et Tracker 8  F-WDQE puis F-ZBEZ sont livrés.

Le 20 août 1985, l’équipage du T6, à l’issue d’un guet aérien armé de 3 heures, est en courte finale sur Marignane lorsqu’un départ de feu est signalé sur la commune de Gignac (13). Ayant encore  sa charge de retardant, l’équipage propose de faire un premier largage. Ils ne reviendront pas, l’avion s’écrase près d’une habitation. 

Livré le 16 juin 1986, le Grumman Tracker 9, F-WEOL , recevra plus tard l’indicatif F-ZBEX.

Le 30 juillet 1986, le Grumman Tracker 10  F-WDQD puis F-ZBBL rejoint Marignane .

Le 6 mai 1987 , le Grumman Tracker 11 arrive en F-WEOL, il lui sera attribué l’indicatif F-ZBEW.

Il n’y a pas de Tracker 13, ce numéro de coque n’est pour ainsi dire jamais attribué à un avion. Le 14 juin 1987, les Grumman Tracker 12  F-WEOK puis F-ZBDA, et Tracker 14  F-WEOL   puis F-ZBAA sont pris en compte.

Le 23 juin 1987, au cours d’une concentration ayant pour thème la coordination de moyens terrestres et aériens, le Tracker 8, lors d’une passe de largage, heurte la cime des arbres et s’écrase sur une colline à La Roque d’Anthéron (13).

Le 13 juillet 1987, livraison du Grumman Tracker 15  F-WEOJ, puis F-ZBET.

Le 24 février 1988 l’équipage du Tracker 9 survole une ligne haute tension aux environs de Borgo (2B), lorsqu’il est victime d’un enfoncement. L’avion entre en collision avec les câbles. Les hélices en sectionnent un tronçon qui lacère le fuselage  ainsi que les gouvernes de profondeur et de direction. Les moteurs toujours en fonctionnement, les câbles s’enroulent autour des moyeux des hélices et viennent fouetter et hacher l’arrière des sièges pilotes, puis le moteur gauche cale.

L’aéroport de Bastia est tout proche et l’équipage réussit à poser l’appareil à contre QFU dans un vacarme de bruit de ferrailles et d’air s’engouffrant dans le fuselage.

Le Tracker 9 sera réparé et reprendra les vols.

Le 20 mars 1989, le Tracker 5 est revendu à Conair. Sous indicatif canadien C-FEFK, il poursuit une carrière de bombardier d’eau et portera le n° de coque 74.

Le 18 juin 1989 au cours d’un guet aérien armé, le Tracker 4 s’écrase au passage d’une crête dans l’arrière pays niçois.

 

Le 23 septembre 1990, le Tracker 3 s’écrase

dans le relief au cours d’un vol sur feu de forêt,

commune de Galéria en Corse du sud.

Le 25 septembre 2006, le Tracker T2 effectue son dernier vol pour le compte de la Sécurité Civile.             

Le procès verbal de réforme étant ratifié, l’appareil est versé aux Domaines qui en publient l’appel d’offres le 25 octobre 2006.

L’appareil est débarrassé de ses marques d’appartenance.

Quatre soumissionnaires déposent leur offre. Le 30 novembre 2006, à  l’ouverture des enveloppes, le Tracker 2 est attribué à la mairie de Saint-Victoret pour la somme de 50 000 euros devant l’Amicale Jean Salis, l’Amicale alençonnaise des avions anciens, et le musée allemand de Sinsheim.

Le 2 février 2007 il est mis à l’abri dans un hangar de l’aviation générale. Il y reste 15 mois. 

Le 19 mai 2008, il est tracté jusqu’au portail “carburants”.

Sanglé puis “grutté”, il franchit l’obstacle.

Chargé sur une remorque surbaissée, il repose sur son train avant et sur un berceau à l’arrière.

A minuit le convoi exceptionnel quitte l’aéroport vers Saint-Victoret.

Plusieurs giratoires sont passés sans encombre jusqu’à celui de “La Glacière”. Boulevard Ferrisse, pour permettre à la semi-remorque de louvoyer sur son train arrière entre les lampadaires et les arbres, pas moins de dix sept pins sont arasés.

Au matin du 20 mai, le convoi arrive place de La Cascade.

Désormais le Tracker 2 accueille les visiteurs à l’entrée du musée.

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