FIRECAT

Vers la fin des années soixante dix, les Trackers sont retirés du service actif et certains sont stockés au MASCD ( Military aircraft storage and disposition center ) à Davis Monthan Base, proche de la ville de Tucson dans le désert de l’Arizona.

C’est dans l’un de ces surplus, que CONAIR viendra en acquérir pour les transformer en bombardiers d’eau.

En attendant d’être modifiées, les cellules stationnent sur un terrain de la Conair à Abbotsford en Colombie Britannique.

Les avions sont mis à nu, tout est démonté, décapé, le plancher est découpé et des longerons sont mis en place pour renforcer la structure et accrocher la nouvelle soute.

Nom de code, FIRECAT (le chat de feu). Ce pseudonyme est issu des traditions de la firme GRUMMAN ayant baptisé plusieurs appareils de sa production par des noms de félins, (F4F Wildcat, F6F Hellcat, F7F Tigercat, F8F Bearcat, et plus récemment F14, Tomcat).

En été, lorsqu'une zone atteint un seuil de risques sévères, (température ambiante importante, degré hygrométrique faible, vitesse du vent supérieure  à 40 km/h), le C.O.Z. prévoit la mise en place de patrouilles aériennes, appelées "GAAR", (guet aérien armé). Les Trackers chargés d'eau ou de retardant maintiennent une permanence de survol des massifs forestiers menacés, ils assurent la détection immédiate d'un feu naissant et interviennent pour un largage d'extinction, sinon de retardement, en attendant l’arrivée des moyens de lutte.

 

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